Au fil des siècles
La seigneurie de Lamarque fut ainsi nommée parce qu’elle était une «marche» frontière de la Guyenne. Avec les forteresses de Lesparre au nord et de Blanquefort au sud, le château fort de Lamarque eut à défendre le territoire médocain contre les invasions des Vikings venus par la Gironde. Malgré cela,
les envahisseurs du Nord se laissèrent gagner par la douceur des lieux et nombreux furent ceux qui s’y installèrent pour goûter la «joie de vivre du Médoc ». Plus tard, le Château connut les durs assauts de la guerre de cent ans.
Les soubassements, une partie des défenses et la chapelle datent des Xlème et XIIème siècles. Autour de la forteresse primitive, Pons de Castillon construisit, au XIVème siècle, le Château tel qu’on le voit aujourd’hui avec donjon, tour de défense, poterne, chemin de ronde et murs crénelés. Le Duc de Gloucester et Henri V y séjournèrent pendant le temps où l’Aquitaine releva de la couronne d’Angleterre. Lorsque cette province revint au roi de France en 1453, le Château de Lamarque fut la résidence de plusieurs gouverneurs de Guyenne et notamment du Maréchal de Matignon. Au XVIIème siècle, le Duc d’Epernon y apporta quelques transformations du goût de son époque. Monsieur de Brassier en fut le dernier propriétaire avant la Révolution.
En 1841, le Château de Lamarque fut acquis par le Comte de Fumel, descendant d’une vieille famille du Quercy qui avait donnée, entre autres, l’un des premiers ambassadeurs envoyés en Turquie par François 1er, un célèbre
conseiller de Henri III, le Major général de l’armée des Indes, le Général commandant militaire du Médoc et le premier maire élu de Bordeaux en 1790. Il est le quinqui aïeul de Pierre-Gilles Gromand, qui aujourd’hui, dans le cadre de
la Société Gromand d’Evry, préside aux destinées du vignoble.
Par ailleurs, cette famille fut propriétaire de nombreux domaines dont le Château Haut-Brion (jusqu’en 1794) et le Château Margaux (jusqu’en 1806).

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